SEBILLOTTE Xavier

À l’état de nature

Dans cette novella parue en 1954, c’est-à-dire plusieurs années avant La vague montante de Marion Zimmer Bradley, on trouve le même thème de l’opposition entre la méthode scientifico-technique de l’exploitation et du rejet de la nature et la méthode biologique d’adaptation conjointe de l’homme à la nature et de la nature aux besoins de l’homme. Dans ce monde futur, après une guerre entre Citadins et Bouseux, les Villes se sont coupées de la Campagne et vivent en autarcie.

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A voté

Cette assez courte nouvelle d’Isaac Asimov est déjà parue ici ou là dans des anthologies, et tous les amateurs de SF en ont entendu parler. La relire oblige à s’interroger sur son sens.

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Montagne sans nom (La)

Écrite en 1955, traduite et publiée dans Fiction 192 en 1972, cette nouvelle nous montre, comme souvent chez Sheckley, des Terriens convaincus de la toute puissance de leur intelligence et de leurs connaissances et outils, ridiculisés par les indigènes de la planète qu'ils ont entrepris de coloniser et d'adapter aux besoins de leurs industries. La revanche de la Nature est un thème ancien et l'humour de Sheckley, d'autant plus ravageur que sans gags excessifs, ne manque aucune de ses cibles...  

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Faute de temps

La traduction du titre est le principal défaut, parce que « faute » ne me semble pas compatible avec « some lapse », et induit une idée fausse. Mais le texte reste une des premières œuvres dystopiques de John Brunner. Il traite des problèmes d'un médecin qui, depuis la mort de son fils causée par une maladie dégénérative due aux radiations, est hanté par un cauchemar dont il ne comprendra le sens qu'après l'arrivée d'un curieux vagabond atteint de la même maladie. Son enquête pour comprendre l'amène à découvrir quel avenir attend l'humanité à cause des armes atomiques...

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Retombées (Les)

Dans ce conte qui date de 1979, plus que du danger atomique, Jean-Pierre Andrevon nous montre la chape de plomb que la loi martiale ferait peser sur les survivants d'une explosion dont le héros ne saura jamais la cause (attaque ou accident). Comme d'autres, il a été ramassé par les militaires et enfermé dans un camp. Dont nous suivrons les premiers jours. Comme dans les autres volumes de cette collection, la postface nous rappelle le contexte d'écriture de cette nouvelle et donne quelques références sur le problème apparent, celui de la peur de l'atome

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Nous mourrons nus

Dans cette novella de 1969, James Blish place ses personnages devant la perspective d'une fin du monde par tremblements de terre causés par les activités humaines (creusements inconsidérés, dépôts en sous-sol, et effet de serre). Le cri d'alarme est classique (même si le texte de Blish a été un des premiers, on ne saurait faire abstraction de tout ce qui est paru plus récemment pour le regarder), mais cette nouvelle nous montre une grande originalité dans les réactions des personnages, en particulier celles qui portent sur l'évaluation de la « solution » proposée, la fuite...  

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Frank Merriwell à la Maison Blanche

Ce conte satirique, dont le héros robot reprend le nom d'un personnage de fiction du 19e siècle encore connu des Américains, est avant tout une suite de traits d'humour sur la politique américaine, de caricatures de ses acteurs et des principes et mensonges usuels. Ceci étant, le robot, rejetant sous le vocable de « progrès » toutes les destructions et les abandons de méthodes traditionnelles plus utiles à long terme, tient un discours qu'on qualifierait aujourd'hui d'écologique et de « croissance zéro ».

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