Un gars et son chien à la fin du monde

Auteur / Scénariste: 

Ce récit serait le contenu d’un carnet rédigé par le héros, Griz, un jeune garçon qui vit avec ses parents sur une île des Hébrides. Il raconte son histoire en s’adressant à une photo d’avant la Catastrophe, la Castration. Car, pour une raison qui sera peut-être expliquée vers la fin, l’humanité s’est retrouvée stérile à part quelques rares individus. Guerres et autres raisons et la mort sans enfant de la plupart, font qu’au bout de 70 ans il ne reste plus que de rares endroits habités, dont l’île où Griz vit avec ses parents, sa sœur et son frère aînés, et le souvenir d’une sœur morte des années plus tôt, Joy. Et ses deux chiens, Jip et Jess. Parce que les chiens aussi ont pratiquement disparu, victimes eux aussi de la Castration. Des autres animaux, il n’est presque pas question, même si Griz rencontrera dans ses pérégrinations un certain nombre d’animaux.

 

Mais pourquoi Griz, qui vit donc avec sa famille et ses chiens, essentiellement de pêche et chasse, sur une île isolée, doit-il se lancer dans une longue errance qui le mènera en Grande Bretagne ? Parce qu’un visiteur occasionnel, un certain Brand, a volé sa chienne. Et il part avec son bateau et son autre chien à la poursuite du voleur. Il va découvrir les vestiges du monde disparu qu’il mélangera à tous les romans de science-fiction qu’il a lus. Ce qui fait, au cours du roman, défiler un grand nombre de références connues des lecteurs adultes. En particulier La route, bien entendu, mais aussi un certain nombre d’autres titres. Parce que ce livre est le premier que C.A. Fletcher écrit à l’intention des adultes. Il reste malgré tout une écriture de roman Young Adult. Roman d’initiation, de quête assez classique, mais réussi. Il est un peu étonnant que le narrateur expose ce qu’il faut pour que nous le suivions si bien, mais ses lectures de nos livres peuvent expliquer qu’il soit, en fin de compte, si proche de nous.

 

Un gars et son chien à la fin du monde, de C.A. Fletcher, traduit par Pierre-Paul Duranstati, J’ai Lu, Nouveaux Millénaires, 2020, 347 p., 21€, ISBN 978-2-290-21628-6

Type: