Etoîles s'en balancent (Les)

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Me voilà ravi de découvrir enfin un auteur dont je ne connaissais pas grand-chose, excepté qu’il a reçu le prix Masterton 2016.

 

La terre n’est plus. Toutes les puissantes industries et les politiques se sont effondrées. Une révolution internationale en a eu ras-le-bol de ces grands parleurs, ces nantis, tous aux services des sacro-saintes places boursières.

Tout cela n’existe plus. L’homme tente avec désespoir de recréer un monde hiérarchisé.

Notre héros est le seul pilote d’ULM rafistolé à la vas-y-que-je-te-pousse. Le maire de l’ersatz de ville le choie quelque peu. D’autant que le mentor de ce pilote n’est autre qu’un maillon important dans les inventions qui amènent une vie beaucoup plus agréable dans cette bourgade.

Mais dans le nord, une armée d’envahisseurs prend pour cible toute ville traversée.

Il faut vite trouver un moyen de les contrer.

 

À partir du moment ou j’entre dans un roman post-apocalyptique, plus moyen de m’en défaire jusqu’au bout. Bien entendu, il faut qu’il soit prenant. Ici, c’est le cas.

En plus de cette situation post-apocalyptique, il y a la narration à la première personne très efficace, des confrontations entre factions rivales et, comme toujours, des dessous-de-table et des politiciens véreux (pléonasme).

On y ajoute une bonne dose de suspense. Je pense notamment à une des situations que je qualifierais d’anthologique. Notre héros s’écrase au beau milieu de bandes de charognards. Il fait nuit noire. Sa survie est en jeu. Se frayer un chemin jusqu’au village ne sera pas une mince affaire.

 

J’ai été complètement subjugué par ce roman empli d’aventures et peut-être d’espoir pour l’humanité, mais ça, j’en doute.

C’est avec une certaine envie que je vais attaquer la suite Les damnés de l’asphalte.

Une chose me chagrine chaque fois aussi bien dans les romans que dans les films : le méchant s’entretient avec le héros et lui avoue ses perversités et ses futurs méfaits. Ce genre de scène a le don de me faire sourire.

 

En parlant de film, Laurent Whale offre ici aux producteurs un pitch en béton avec tout ce qu’il faut pour en faire un blockbuster. Qu’attendent-ils ?

 

Bon, je me casse. Ce n’est pas vous qui allez lire Les damnés de l’asphalte, it’s me. Gniarr gniarr gniarr …

 

Les étoîles s'en balancent par Laurent Whale, Editions Gallimard, Folio SF n°509, Couverture de Frédéric Le Martelot, 480 pages, ISBN :978-2-07-045985-8

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