Je n’existe plus

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Ah là j’ai été fort surprise. Le résume de quatrième de couverture présente une histoire relativement classique de la science-fiction. Le voici :

Dans un futur très très lointain, sur la planète Noriange.

Armance Fredixen 41 et Al Stalina 27 ont créé une petite agence de recherches spatio-temporelles.

Mais à la suite d’une expérience, voilà qu’Armance a des ennuis : on ne la reconnaît plus, on ne la remarque plus, elle semble petit à petit devenir transparente. Bientôt, elle risque de s’effacer sans laisser de traces.

Qui pourra l’empêcher de disparaître à tout jamais, sinon son fidèle associé ?

Mais il faut faire vite…

 

En soi, c’est une peur qu’on a tous eue ou qu’on aura un jour : sembler ne plus avoir d’importance ou d’existence aux yeux des autres. Des ados tourmentés aux mamans négligées, des papas absents aux grands-parents oubliés, ce « Je n’existe plus » est un point commun.

Le voyage spatio-temporel – même si le risque de paradoxe devrait beaucoup le freiner – est un rêve de toujours, la célèbre phrase « et si je pouvais remonter le temps, … est-ce que je tuerai tel dictateur/Est-ce que je ferai la même chose » en est le corollaire.

Mais là où Béatrice Bottet nous botte en touche, c’est l’histoire après l’arrivée des héros, Armance et Al, en Hüscher-Blügstein. Même si en fait, l’escale australienne et le vol des chaussures auraient pu mettre la puce à l’oreille. A vous de découvrir la pirouette, le pied-de-nez de l’auteure !

J’ai trouvé ce mélange futur-passé fort distrayant.

 

Je n’existe plus par Béatrice Bottet, couverture de Camille Benyamina, Scrinéo

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