Faille (La)

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Illustrateur / Dessinateur: 


Tom a 12 ans et doit suivre sa mère à Londres, chez sa grand-mère. Sa mère se remet lentement d’un cancer et souhaite renouer avec sa propre mère avec qui elle n’a plus de contact depuis 10 ans.

Cette vieille baraque met Tom très mal à l’aise : il entend des voix et découvre dans la cave une faille qui le mène en 1717, au même endroit, alors lieu d’une foire aux monstres.

Il y rencontre la femme-singe, l’elfe Astra, l’homme-caoutchouc et a pour mission de les aider à sauver le corps du Géant des mains d’un médecin légiste qui rêve d’autopsier l’homme le plus grand du monde… et la femme la plus petite, Astra.

Ce livre est dur, il est même parfois effrayant d’imaginer un enfant de 12 ans faire face à déterrer un cadavre, le garder dans sa cave, sauver une enfant-elfe des abus sexuels et autres allusions contenues dans le récit.

Mais si on se laisse emporter par l’histoire, reste une impression que la faille est une métaphore.

Failles, j’écrirai cela au pluriel : la première fois qu’il l’a franchie, à 2 ans, sa mère était venue annoncé son divorce (faille dans le couple). 10 ans après, sa mère veut combler la faille de communication avec sa grand-mère et faille ultime, Tom a peur que sa mère ne meure de ce cancer et ne parvient pas à extérioriser ses peurs.

Métaphores donc, voici un enfant perdu par le possible décès de sa mère qui sauve un cadavre. Un enfant invisible aux yeux de tous sauf sa mère et est invisible pour ses nouveaux amis.

Un enfant qui très souvent est fatigué ou se réveille juste avant de franchir le temps.

Alors rêve, réalité, métaphore ? A vous de juger … sans juger le contenu car c’est du domaine des préoccupations normales des lecteurs-cible : la mort, le passé, le futur, les secrets, la difficulté de communiquer, la solitude.

Troublant et assez sombre.

La faille par Julie Hearn, illustré par Frédérique Deviller, traduit par Michelle-Viviane Tran Van Khai, Hachette Jeunesse

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