Episode 50

(2012) Real : Joe et Tess Smalley

 

Surfant sur la vagues des films fantastiques à budgets réduits, comme Paranormal Activity, Cloverfield, le Projet Blairwitch, Épisode 50 nous emmène sur les traces d’un « reportage non diffusé » d’une émission de télé réalité « Inspecteurs du paranormal », menée par Jack et Damon dont le but est de démystifier les prétendues maisons hantées.

Pour leur 50ème épisode, ils se voient offrir l’accès à l’Asile de Virginie Occidentale, réputé pour être l’endroit le plus hanté des États-Unis. Son propriétaire, le richissime héritier Worthington Jr, condamné par un cancer du pancréas, leur accorde plein accès le temps d’un week-end. Quelle ne sera pas leur surprise lorsque se rendant sur les lieux, ils découvrent une autre équipe d’enquêteurs, les membres du « Club de l’Académie des Chasseurs d’Esprits », un groupe de fervents chrétiens guidés par le charismatique Dylan, qui pour leur part enquêtent afin de prouver l’existence du surnaturel.

Au début du film, après une présentation de l’émission et un extrait de l’épisode 49 où nos enquêteurs donnent une explication rationnelle (vapeurs toxiques provoquant des hallucinations visuelles, rats dans le plancher donnant l’impression de pas et bourdonnements électromagnétiques agissant sur l’équilibre du cerveau), une annonce nous explique que lors de la réalisation de l’épisode 50, « quelque chose a mal tourné ».

Dans une ambiance « reportage » (filmé à l’épaule ou via caméra de surveillance), les deux équipes, après avoir trouvé un terrain d’entente vont chacune investiguer à leur manière. Les premiers tentant de débusquer les fantômes avec des instruments de mesures, thermomètres, compteurs de radiations, etc. les autres s’en remettant aux pouvoirs psy d’une médium. Mais les deux équipes vont très vite en arriver aux mêmes conclusions. L’Asile de Virginie Occidentale n’a pas volé sa réputation. Les manifestations se succèdent, de plus en plus précises et effrayantes...

 

Au final, le résultat est quelque peu décevant. Malgré quelques effets spéciaux particulièrement réussis, surtout pour un film avec des moyens aussi réduits (« à peine » un gros million de dollars), la sauce ne prend pas vraiment. Là ou des films comme Paranormal Activity, surtout le premier de la saga, ou Blairwitch Project parvenaient à faire monter la tension avec des portes qui claquent ou des feuilles qui volent, Épisode 50 se montre un peu plus brouillon et cherche à aller trop vite en besogne sans laisser le temps au climat de s’alourdir. Peut-être est-ce dû au format plutôt court du film, 1h18 générique compris... Le fait qu’il n’y ait aucune tête d’affiche n’est pas nécessairement un mal (Ocean’s Eleven, Twelve et Thirteen se rapprochent plus de la bouse malgré leur casting multi-oscarisé), mais les acteurs manquent de conviction et les personnages ne sont pas vraiment crédibles.

La fin surtout est gâchée par un climax qui ravira les amateurs du graphisme des jeu vidéo des années 90 mais qui se déroule trop vite ; en quelques minutes, ils comprennent la situation, trouvent la cachette du démon et le combat final passe à la trappe dans une ellipse un peu facile.

Conclusion, un film qui se laisse regarder, j’en ai déjà vu de bien pires et par des réalisateurs autrement plus chevronnés, mais qui ne marquera pas les mémoires. Ce n’est que le second film en tant que réalisateur du couple Joe et Tess Smalley, gageons qu’ils feront mieux la prochaine fois.

Sections: 
Type: