Crimes temporels

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En décembre 1926, Agatha Christie est portée disparue.

De ce fait historique, sur lequel l’auteur célèbrissime des "Hercule Poirot" ne s’est jamais expliquée, Paul Carta nous donne sa version.

Sur la lune vivent les membres d’une petite communauté issue de Renaissance ou de Mars.

Il y a des siècles que la vie sur Terre est morte et les humains se sont réfugiés dans les colonies.

Renaissance est organisée autour d’une conscience collective : chaque membre a un mentor électronique implanté dans le cerveau qui est relié à un des deux yeux. Ce mentor se charge de lisser les émotions : colère, agressivité mais aussi émotions constructives comme l’amour.

Evidemment dans ces conditions, il y a un siècle que personne n’a été assassiné ! Mais voilà un Martien qui débarque pour étudier le voyage spatio-temporel qu’a réussi le savant de la station !

Et ce Martien (oui, ce sont des rustres qui épousent des gamines de 13 ans, vivent comme des demi-sauvages, connaissent toute la gamme des émotions...) a le très mauvais goût de se faire tuer !

Historienne, responsable de l’étude de l’histoire de la terre en vue de la "réanimer" et d’y refaire pousser la vie végétale et animale, consulte la base de données et découvre que "la reine du crime" pourrait les aider.

Alors qu’elle s’enfuit du domicile, Agatha est enlevée dans une soucoupe volante et se retrouve 4 siècles plus tard... sur la lune... pour 10 jours !

Perso, j’ai adoré et directement accepté le postulat de l’enlèvement extra-terrestre.

Il y a plein d’humour de situation dû au décalage entre les années folles et le futur, les personnages sont stéréotypés car c’est ainsi que Paul Carta imagine la société : figée, étiquetée au point qu’on perd son prénom (déjà le nom n’existe plus) au profit de sa profession (Superviseur, Tech, Botaniste...).

Mais la trame classique du policier est efficace et même si on se doute de la fin dans les 40 dernières pages, il reste une petite surprise.

Un seul bémol : le manque de soin accordé à la préparation du manuscrit qui mélange les tirets, cadratins et demi-cadratins dans une cacophonie pas toujours agréable, tant en début de dialogues qu’au coeur du texte.

Crimes temporels par Paul Carta, illustré par Manchu, Mélis éditions

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Commentaires

JE DETESTE LA SF MAIS JE SUIS PASSIONNE PAR CE LIVRE DE PAUL CARTA DONT JE CHERCHE D AUTRES OUVRAGES UN TALENT A DECOUVRIR ! JUVENAL