Alien : Covenant de Ridley Scott

Je le dis clairement, ce film est un joyau. Les détracteurs m’ennuient. C’est un Ridley Scott ! Faut l’allumer. Pourquoi ? Parce que c’est Ridley.

Excepté le final sans trop de surprise. Quoique ?

Avec Ridley, on ne sait jamais ce qu’il nous réserve si une suite serait prévue.

Le vaisseau Covenant se dirige vers Origea-6. A son bord, un équipage en hibernation et des centaines de colons en stase. Seul David, joué toujours aussi admirablement pas Michael Fassbender, est là pour couver ce petit monde. Un message inconnu les sort de leur caisson. Ils font atterrir une équipe sur cette planète parfaite pour l’homme et pourtant ignorée des surveillances spatiales.

Là, commence le cauchemar.

Les deux heures du film ne durent qu’un instant. J’admirais la photographie, les décors toujours aussi somptueux, une musique avec quelques intonations d’Alien. Les scènes de castagne sont purement et simplement un régal. Les transformations, idem. Gores, sans plus. Ensuite, Sir Ridley laisse notre imagination travailler.

Tous les goûts sont dans la nature, je suis le premier à l’admettre, mais dire que Covenant est un navet sans nom est exagéré, largement.

Si je fais une comparaison rapide entre les réalisateurs de cet acabit, seul Scott a le mérite de garder une ligne directrice depuis le début de sa carrière. Il se fout royalement des interdits au moins de dix ans, treize et autres.

Cameron s’est englué dans des films gentillets et malgré une bonne morale et de superbes effets, Avatar reste pour moi complètement puéril. Un film pop-corn. Où sont passés les Terminator 1 et 2, Aliens ?

Depuis T2, il accumule films bien faits, je ne dirais pas le contraire, mais complètements édulcorés.

Idem pour Spielberg. Il a eu le succès qu’il méritait soit, mais depuis plus d’une dizaine d’années, il n’est que l’ombre de lui-même.

Un autre qui malheureusement a été sacrifié au nom de je ne sais quoi et je m’en contrefous, John Mac Tiernan. Après un Predator admirablement filmé, Piège de cristal, Une journée en enfer etc.

Tous aussi bon les uns que les autres, Mac Tiernan a gardé sa ligne de réalisateur d’actions et films à suspense prisés par le public.

Seul Tarentino et Scott sortent leur épingle du jeu.

Ils demeurent justes envers leurs fans et justes envers eux-mêmes, quitte à sacrifier certains films qui méritaient un meilleur accueil de notre part et des soi-disant spécialistes de cinéma.

Pour la première fois depuis Avatar, je vais enfin oser m’aventurer dans les salles obscures. Il aura fallu la suite de Blade Runner pour me dissuader. Tout cela, car Ridley Scott en est le producteur exécutif.

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